Court-circuit

Le chinois Baidu lance ses bus autonomes

CHRONIQUE. Le groupe a déjà produit 100 bus et vise le marché japonais. De quoi contrarier les géants américains?

Aujourd’hui, qui dit véhicules autonomes pense avant tout aux géants américains de la technologie, qui multiplient les tests sur les routes de Californie ou du Nevada. Mais sans faire trop de bruit, les Chinois avancent extrêmement vite sur ce marché, comme l’a montré la semaine dernière Baidu.

«Google chinois»

Le groupe, souvent qualifié de «Google chinois», a affirmé avoir déjà produit 100 minibus autonomes. Une fabrication en masse devrait démarrer dans les semaines à venir, avec un déploiement de cette flotte dans plusieurs villes chinoises, et même au Japon, début 2019, en partenariat avec un autre géant technologique asiatique, le japonais Softbank.

Les bus Apolong de Baidu, développés en partenariat avec le fabricant de bus chinois King Long, ont une capacité de 14 personnes et sont totalement autonomes. Ils seront d’abord mis en circulation dans des aéroports et des sites touristiques.

Cette annonce montre une nouvelle fois la rapidité avec laquelle les groupes Chinois innovent alors que tous les regards restent braqués sur la Silicon Valley. Les multinationales de l’Empire du Milieu avancent d’autant plus vite qu’elles collaborent avec des groupes israéliens et européens pour intégrer leurs technologies. De quoi peut-être contrarier, à moyen terme, les ambitions de Google, Tesla ou encore Uber.

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