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Le chocolatier Läderach accroît sa présence en Suisse romande

Le groupe de Glaris contrôle toute sa chaîne de production

Le chocolatier Läderach accroît sa présence en Suisse romande

Confiserie Le groupe de Glaris contrôle toute sa chaîne de production

La période estivale n’est pas très propice à la consommation de chocolat. Pourtant, c’est hier que le groupe Läderach a inauguré son nouveau magasin à Vevey. L’entreprise familiale glaronnaise a repris la confiserie Poyet à Vevey pour y créer une chocolaterie, comprenant un magasin, un atelier et un parcours découverte destiné aux visiteurs et touristes.

Le groupe Läderach, fort de 750 collaborateurs, possède déjà trois boutiques en Suisse romande, toutes situées à Genève. Désormais, il souhaite renforcer sa présence dans la partie francophone du pays. «Nous espérons ouvrir d’autres magasins dans des villes romandes, prévoit Ralph Siegl, le premier directeur de la société à ne pas faire partie de la famille Läderach. Nous avions une enseigne à Lausanne. Celle-ci a dû fermer lorsqu’il a fallu renégocier le bail.»

En 2004, Läderach avait repris les confiseries Merkur au groupe bernois Valora. Faute d’être rentables, beaucoup d’entre elles ont été fermées. Désormais, la société compte 36 magasins en nom propre, dont une dizaine en Allemagne.

L’entreprise basée à Ennenda (Glaris) a connu une croissance «très positive» ces dernières années avec un chiffre d’affaires 2014 de 120 millions de francs. Depuis 2012, le groupe contrôle toute sa chaîne de production et fabrique lui-même sa masse de chocolat sur son site de Blitten.

La moitié de la production est destinée aux hôtels, confiseurs, pâtissiers et restaurateurs à travers le monde. Il s’agit de produits finis ou semi-finis. «Concernant le cacao, nous nous approvisionnons directement chez les producteurs au Ghana et en Amérique du Sud. Nous sommes prêts à payer plus cher pour avoir une matière première de qualité. C’est d’ailleurs notre principal souci, précise Ralph Siegl. Les amandes de Californie ou les noisettes d’Italie ont par exemple souffert d’un manque de pluie.»

Valeurs chrétiennes

La force du franc suisse ne semble pas particulièrement affecter la société. «Mis à part une pression sur nos magasins en Allemagne, nous achetons, par exemple, toutes nos noisettes en Italie, dans le Piémont, en euro. Ce qui est avantageux», explique Ralph Siegl.

Face par exemple à Sprüngli, Läderach, un groupe fondé en 1962 par Rudolf Läderach, est considéré comme un «adolescent». «Nous sommes en concurrence face à des sociétés souvent plus que centenaires», constate Ralph Siegl.

Jürg Läderach, le fils du fondateur, possède l’entreprise avec sa femme. Deux de leurs six enfants ont déjà intégré la société, marquée par son attachement aux valeurs chrétiennes. «Jürg Läderach commence chaque réunion avec la lecture d’un extrait de la Bible. Cela influence d’une certaine façon la culture de l’entreprise», précise son directeur.

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