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débat économique

Le choix d’une relance?

Les programmes de relance, de taille et de structure distinctes, auront-ils l’impact désiré?

Les programmes de relance, de taille et de structure distinctes, auront-ils l’impact désiré? Difficile d’éviter le blog de Greg Mankiw si l’on veut rester au coeur de la réflexion. Le professeur de Harvard met en exergue les économistes les plus connus du moment. Il ne s’agit pas de rapports de 60 pages garnies de formules mathématiques. Toute l’information en un minimum de mots. Alberto Alesina, professeur à Harvard, et Luigi Zingales, professeur à Chicago, refusent une relance par les infrastructures. Mieux vaut privilégier une baisse d’impôts et encourager la prise de risques privée que de réparer des autoroutes, écrivent-ils. Durant la Grande Dépression des année 1930, il n’y avait pas d’assurance-chômage, au contraire d’aujourd’hui. Pour soutenir les ménages en difficulté, mieux vaut directement renforcer ces allocations.

Sur le même blog, il est permis de suivre le débat sur le critère clé qui définit l’impact d’une relance, à savoir le multiplicateur. Par exemple, est-ce que l’effet de relance du programme de Roosevelt a été positif pour l’économie? Selon Robert Barro, la crise financière est exceptionnelle mais elle n’invalide pas toutes les leçons de la recherche en économie depuis 1936 et Keynes. En clair, Barack Obama a tort et il est préférable pour le gouvernement d’abaisser par exemple le taux marginal d’imposition que de soutenir les infrastructures. L’économie est affaire d’incitation. La relance doit inciter à travailler et à produire. Barro prend le contre-pied de Paul Krugman et de bien d’autres économistes qui soutiennent le plan Obama et les programmes d’infrastructures. Et le public dans tout cela? Selon le site libéral mises.org, exhaustif sur les réticences aux projets de relance, 58% des Américains refuseraient un tel plan s’il ne comportait pas une baisse d’impôts. Est-ce la raison pour laquelle Barack Obama accorde une part aussi essentielle à la baisse d’impôt?

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