Scolariser son enfant dans le privé est un choix pédagogique, mais à quel prix? «Il faut compter en moyenne entre 12000 et 15000 francs par année pour un externat», indique Nicole Worthington, assistante du secrétaire général de la Fédération suisse des écoles privées (FSEP).

A l'Ecole Moser, par exemple, il faut compter entre 12500 francs par année pour les 5e et 6e primaires et 17800 francs pour la dernière année de maturité. Les tarifs sont légèrement plus élevés à Genève qu'à Nyon, ainsi que pour les enfants qui suivent la filière bilingue de l'école. Tant Moser que Florimont à Genève estiment que leurs tarifs sont «dans la moyenne», alors que les écoles à vocation internationale qui recrutent beaucoup à l'étranger sont plus chères, surtout dans les petites classes, comme l'Ecole Internationale ou les prix vont de 14420 francs en enfantine à 24190 en terminale et de 15500 francs au Collège du Léman à 22550 francs. Surtout, c'est une constante, l'addition varie fortement selon le degré scolaire.

Ainsi, à Champittet (VD), l'addition se monte à 10000 francs d'écolage par an pour les classes enfantines et 23000 francs pour les classes terminales. A Florimont, on passe de 7500 francs à 19600 francs pour la dernière année de matu, la terminale étant un peu moins chère.

Et qu'en est-il en cas de difficultés financières ou pour les plus modestes? L'Ecole Rudolf Steiner d'Yverdon, par exemple, tient beaucoup compte du revenu des parents, avec toutefois un minimum fixé à 550 francs par mois et un maximum de 1120 francs. La priorité est en général donnée aux enfants déjà scolarisés dans l'établissement, notamment ceux qui sont à un ou deux ans de la matu, afin qu'ils puissent terminer leur cycle. «Si les parents ont des difficultés, on peut leur accorder un arrangement à titre exceptionnel», indique Christiane Coulot, directrice administrative de Florimont. Même son de cloche chez Moser. «Nous ne prenons plus d'élèves dans cette situation car nous en avons déjà dix à quinze par année et c'est à eux que nous donnons la priorité», explique Pia Effront.

Une autre solution, mais qui n'est pas praticable partout, consiste à obtenir une bourse. «Nous faisons partie de la Fédération des écoles catholiques, qui alloue des bourses», explique Christian Fluhr, directeur de Champittet. Sur un peu plus de 700 élèves, une trentaine par année bénéficie ainsi d'une aide. Celle-ci est renouvelable d'année en année et son montant couvre 10% à 50% de l'écolage. La FSEP accorde aussi entre 30 et 40 bourses par année, pour toute la Suisse. Enfin, beaucoup d'écoles proposent des réductions pour les frères et sœurs. Parfois, c'est uniquement à partir du troisième enfant, comme à Moser, alors que l'Ecole Steiner propose des tarifs fortement dégressifs dès le deuxième enfant.