Logique. L'accélération de la croissance de l'économie helvétique, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 3,5% en rythme annuel sur le premier trimestre, ne pouvait laisser l'emploi de marbre. Ainsi, le taux de chômage a reculé de 0,2% pour atteindre 3,3% en mai. En d'autres termes, ce sont 6874 personnes qui sont sorties de la statistique, qui enregistre désormais 129486 chômeurs en Suisse.

Ces chiffres publiés jeudi par le Secrétariat d'Etat à l'économie sont les plus bas enregistrés depuis décembre 2002. Cette détente se ressent également dans le nombre de places vacantes annoncées auprès des offices du travail, qui ont progressé de 1482 unités.

«Comme le 2e trimestre sera aussi nettement au-dessus du potentiel de croissance à long terme et qu'il faut compter deux trimestres pour voir les effets sur le chômage, la détente sur le marché du travail va se poursuivre jusqu'en fin d'année», estime Jan Poser, chef économiste chez Sarasin. Ensuite, le ciel pourrait à nouveau s'assombrir.