Horlogerie

Sur le chômage partiel, Richemont ne cédera pas

La baisse des ventes de montres haut de gamme est structurelle, explique le groupe genevois en réponse aux revendications du syndicat Unia

Les négociations se poursuivent. Depuis l’annonce, le 10 novembre dernier, du projet de suppression de 211 emplois au sein des marques Vacheron Constantin et Piaget, les échanges se précisent, entre le groupe Richemont et le syndicat Unia.

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Jeudi, pour la deuxième fois en huit jours, Unia a exigé, notamment par le biais d’un communiqué de presse, que le groupe renonce à son plan de restructuration et qu’il recourt au chômage partiel, pour éviter de licencier du personnel. Une deuxième résolution a été transmise au groupe, à l’issue d’une journée où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au Sentier (VD), dans la Vallée de Joux, pour protester.

Richemont est «ouvert à la négociation»

Contacté par «Le Temps», Richemont se dit ouvert à la négociation. Sur les mesures qui permettraient de réduire le nombre de licenciements annoncés, il dit vouloir tout mettre en œuvre: préretraites, départs volontaires ou transferts internes «étudiés individuellement», précise Serge Hauert, le responsable des ressources humaines pour les métiers industriels du groupe.

En revanche, au sujet du principal point de dissension avec les représentants syndicaux, le groupe ne cédera pas: il ne recourra pas au chômage partiel. «Nous avons montré à nos interlocuteurs les statistiques sur le recul des exportations de montres en or depuis 2014. Cette demande ne reviendra pas. Cette baisse est structurelle, pas conjoncturelle», justifie Serge Hauert.

Le responsable insiste: les montres haut de gamme, en or et joaillières sont particulièrement touchées par le ralentissement qui touche le secteur horloger dans son ensemble. C’est la raison pour laquelle Vacheron Constantin et Piaget, deux marques qui sont restées quasiment absentes du segment des montres en acier, doivent aujourd’hui réduire la voilure.

Attendre les salons horlogers?

Pour les personnes licenciées, précise-t-il aussi, les mesures d’accompagnement (indemnisations pouvant aller jusqu’à 36 mois de salaire, formations continues, aide à la création d’entreprise) s’effectueront dans le cadre du plan social signé en février 2016 – et en vigueur jusqu’en février 2017.

Une nouvelle rencontre entre les deux parties devrait avoir lieu au cours des prochains jours. La période de consultation doit s’achever le 6 décembre prochain. Mais Unia a aussi demandé que les deux marques concernées réévaluent la situation à l’issue des salons horlogers de Genève et Bâle, en janvier et mars prochain.

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