Le taux de chômage dans la Confédération helvétique a très légèrement freiné sa progression en février, en reculant à 4,4% pendant le mois sous revue contre 4,5% en janvier, a annoncé lundi le Secrétariat d’Etat à l’Economie (Seco) dans un communiqué.

Le nombre de personnes inscrites auprès des offices régionaux de placement (ORP) s’est élevé à 172.999 personnes, soit 2.766 de moins qu’en janvier. Sur un an, le taux de sans emplois a cependant progressé de 30,7%, soit une hausse de 40.597 personnes.

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux de chômage a reculé à 3,7% sur un mois, mais a augmenté de 30,9% sur un an.

«Le taux de chômage devrait atteindre un pic dans la première partie de l’année et seulement redescendre lentement par la suite», a estimé Melanie Bowler, économiste à Moody’s Economy. Malgré un début de reprise économique, les entreprises suisses demeurent peu enclines à recruter, a-t-elle précisé dans une note.

Le taux de sans emploi avait atteint en janvier son niveau le plus élevé depuis mars 1998.

Pour cette année et 2011, le Seco table sur un taux de chômage de 4,9% qui devrait seulement commencer à refluer «doucement» en 2012.

L’ensemble des demandeurs d’emploi - qui comprend aussi des gens en situation de formation ou de gain intermédiaire - se monte lui à 235’667 personnes, soit 650 de moins qu’en janvier.

Genève et Neuchâtel, cantons plus touchés

Genève et Neuchâtel sont restés en février les plus touchés par le chômage. Le canton du bout du Léman a repris la tête avec un taux culminant à 7,4% (+0,1 point en un mois/+1,1 en un an) de chômeurs inscrits, contre 7,2% pour Neuchâtel (-0,1/+2,6 points).

En janvier, les deux cantons enregistraient un taux de 7,3% de chômage, rappelle le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) dans un communiqué diffusé lundi. Hormis Fribourg, qui compte un taux de 3,8% (-0,1/+0,2 point), tous les cantons romands se sont inscrits nettement au-dessus de la moyenne nationale (4,4%).

Avec un taux de 6,2% (-0,1/+1,8 point), le Jura est le troisième canton suisse le plus atteint. Vient ensuite Vaud, dont le taux de chômage est resté stable en un mois à 6,1% (+1,4 point en un an). Le Tessin a compté 5,7% (-0,1 point en un mois/+0,6 en un an) d’inscrits et le Valais 5,4% (-0,5/+1,0 point).

Dans les cantons alémaniques, Soleure a été le plus marqué avec un taux de chômage de 4,5% en février (-0,1/+1,3 point). Zurich a reculé à 4,4% (-0,1/+1,2 point), tout comme Bâle-Ville (-0,1/+0,9 point), rejoignant ainsi la moyenne nationale.

Berne a compté 3,2% de chômeurs (-0,1/+0,8 point) Avec un taux à 1,6%, Uri (-0,3 point en un mois/+0,3 en un an) et Appenzell Rhodes-Intérieures (-/+0,3 point) restent les deux cantons les plus épargnés par le chômage.