Luxe

Chopard relance la marque horlogère Ferdinand Berthoud

Une centaine de montres sont lancées sur le marché dès ce mardi à Paris

Chopard relance la marque Ferdinand Berthoud

Horlogerie Une centaine de montres sont mises sur le marché dès ce mardi à Paris

Chopard s’étend. Mais pas de la manière la plus ordinaire qui soit. La marque horlogère sise à Fleurier relance la marque Ferdinand Berthoud, du nom de l’horloger français né en 1727 au Val-de-Travers (NE) et devenu horloger du roi, à Paris en 1775.

Le lancement officiel a lieu ce mardi au Yacht-Club de la capitale française. Pas de coïncidence: Ferdinand Berthoud y a passé l’essentiel de sa vie et s’est surtout fait connaître pour ses horloges marines servant à calculer la longitude en mer.

Neuf ans se seront écoulés, entre la renaissance de la marque et le moment où le coprésident de Chopard, Karl-Friedrich Scheufele, a décidé de la racheter, en 2006. «J’avais découvert les montres et les écrits scientifiques de Ferdinand Berthoud et je m’étais déjà pris de passion pour son œuvre, raconte-t-il. Lorsque j’ai appris que quelqu’un vendait, cela m’a évidemment intéressé. C’était un geste émotionnel, pas stratégique. Je ne savais pas vraiment ce que nous allions en faire.»

Aujourd’hui, tout est clair. Ferdinand Berthoud commercialise une réinterprétation des horloges marines du XVIIIe siècle – les autres spécialités de l’horloger étaient les montres de poche et les pendules. Le chronomètre FB1 est réalisé en deux séries de 50 exemplaires. Ces montres mécaniques, conçues et assemblées à l’interne, se présentent dans un boîtier octogonal de 44 mm.

Leur prix? Environ 220 000 euros (239 000 francs). «C’est une vraie marque de niche, un garde-temps avec des complications et une finition hors pair», reprend Karl-Friedrich Scheufele. Quatre brevets ont été déposés pour la conception du mouvement. «Nous avons réactualisé les techniques de chronométrie de l’époque», poursuit le coprésident de Chopard, évoquant notamment la chaîne miniaturisée composée de 700 éléments et nécessitant 3 jours de montage.

Distribution séparée

La distribution sera totalement séparée de Chopard. Les boutiques de la marque ne vendront pas de montres Ferdinand Berthoud.

A terme, ces dernières ne seront présentes que dans une dizaine de points de vente à travers le monde. Dans l’atelier indépendant de la marque, à Fleurier, trois à quatre montres sont produites chaque mois. Un rythme qui pourrait «un peu» augmenter, à l’avenir. «Deux autres modèles viendront compléter cette petite collection», annonce par ailleurs le patron de la maison Chopard.

Parce que «les pièces d’exception trouvent toujours preneurs», Karl-Friedrich Scheufele n’a pas voulu tenir compte de l’actuelle conjoncture horlogère «un peu compliquée». En 2014, «nous n’étions pas prêts. Mais nous le sommes désormais. Je voulais lancer la marque maintenant».

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