La troisième banque suisse se porte bien. Après avoir créé 459 emplois en 2001, les Banques Raiffeisen ont engagé pas moins de 250 nouveaux collaborateurs à la fin de septembre 2002, dont une bonne partie en Suisse romande.

La régionalisation a du bon. Alors que ces dernières années la plupart des banques suisses cherchaient une nouvelle croissance à l'international ou rêvaient d'Internet, l'Union suisse des banques Raiffeisen (USBR) gagnait des parts de marché en Suisse face à la concurrence.

Pierin Vincenz, président de l'institution, a pris son poste en octobre 1999. Ce natif de Coire, âgé de 47 ans pourra-t-il afficher des performances satisfaisantes dans le contexte actuel? En 2001, la banque coopérative avait vu son total de bilan progresser de 6,8% à 82,4 milliards de francs se classant au troisième rang helvétique, devant la Banque Cantonale de Zurich (BCZ). Mais son bénéfice brut avait enregistré une baisse de 3,9% à 335,2 millions.

Ce qui est sûr, c'est que l'activité bancaire de l'USBR croît. Le réseau a dépassé les 500 succursales, la somme du bilan se situait aux alentours de 87 milliards en juin dernier et les fonds sous gestion dépassaient les 64 milliards. Les 65,8 milliards de crédit hypothécaire ont vraisemblablement dû augmenter au regard de la baisse du loyer de l'argent.

De plus, l'ex-banque des campagnes devrait démontrer que sa stratégie d'infiltration des villes grandes et moyennes porte ses fruits. Erreurs de gestion des grands établissements à l'instar des errements de Credit Suisse l'an dernier dans l'assurance et affaiblissement des banques cantonales comme le cas BCV en 2002 ne font qu'apporter de nouveaux clients à la coopérative.

Pierin Vincenz qui aime autant le Coca Light que le vin de la Valteline choisira sûrement l'une ou l'autre de ces boissons selon la qualité du résultat qu'il annoncera.