Après plusieurs années de croissance, la place financière du Liechtenstein a vu ses actifs sous gestion reculer à 225,44 milliards de francs suisses (148,4 milliards d’euros), a indiqué la Finanzmarktaufsicht (l’autorité des marchés financiers, FMA) dans son rapport annuel publié sur son site internet.

Sous le feu croisé de la crise des «subprimes» américains et les coups de boutoir contre son secret bancaire, les 15 banques enregistrées en 2008 dans la principauté ont vu leurs résultats reculer de 60% à 336,8 millions de francs suisses.

Les actifs sous gestion des seules banques ont baissé de 22% à 156,65 milliards, en raison «des pertes massives sur les places financières internationales» et «les discussions sur la place financière du Liechtenstein», précise le rapport.

«Les événements sans précédent en 2008 ont seulement déployé tous leurs effets début 2009 et les conséquences ne sont pas encore aujourd’hui (au printemps 2009) totalement prévisibles», souligne la direction de la FMA.

«La pression internationale qui a pesé sur la place financière du Liechtenstein a été énorme», a poursuivi le gendarme des marchés financiers.

Un secret bancaire remanié

Vaduz avait décidé le 12 mars de lâcher du lest sur son secret bancaire en se conformant aux standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière de coopération fiscale et de transparence, mais se trouve malgré tout sur la liste «grise» des paradis fiscaux établie par l’organisation.

Le Liechtenstein avait annoncé le 22 mai qu’il allait conclure un accord de double imposition d’après les standards de l’OCDE avec le Luxembourg, après avoir ratifié en décembre avec les Etats-Unis des accords bilatéraux sur la double imposition.

La principauté se trouve par ailleurs en négociation avec plusieurs pays européens, notamment le Royaume Uni et l’Allemagne.