Un gérant de fortune vaudois a creusé un trou de l’ordre de 4 à 5 millions de francs. Entre 2005 et début 2009, il a puisé dans les comptes de ses clients pour assurer des rendements de l’ordre de 7 à 8%. Une quarantaine de personnes sont lésées.

C’est une sorte de «petit Madoff» à la vaudoise, a expliqué mercredi à l’ATS le juge Nicolas Koschevnikov, confirmant un article du «Matin». Cet homme d’affaires des Ormonts, qui a reconnu l’essentiel des faits, a été inculpé d’escroquerie, faux dans les titres, abus de confiance et gestion déloyale.

Le financier travaillait à son compte et a commencé par placer l’argent de parents et d’amis, puis d’autres clients. Au début, cela marchait plutôt bien. Mais dès 2005, il a enregistré des pertes.

«Comme l’homme avait sa fierté, il n’a pas osé le dire à ses clients. Alors il a commencé à établir de faux certificats qui prétendent qu’il réalisait toujours les mêmes rendements», a ajouté le juge d’instruction de l’Est vaudois.

Lorsque des clients ont voulu récupérer leur argent, l’homme d’affaires a commencé à puiser dans les comptes des uns pour payer les autres. «Un cercle infernal», commente le juge. L’enquête, ouverte en février 2009, compte 25 plaignants.

Le juge arrive au bout de son enquête. Il attend encore les résultats d’investigations de la brigade financière. Il estime que le procès pourrait se tenir avant la fin de l’année.