PME

Cinq alternatives à l'outsourcing

Si l’externalisation par les PME d’une brochette de services est un phénomène croissant, elle ne constitue pas la seule option pour les patrons souhaitant se décharger de certaines tâches, les simplifier et/ou en réduire le coût. Petite sélection.

Mutualisation

Echanger des listes de contacts, acheter ensemble un parc de voitures mais aussi se partager un directeur marketing: l’association KMU-PME, basée en Valais, encourage les patrons de PME non-concurrentes à mutualiser leurs ressources. Selon les responsables de la structure, une telle mise en commun permet non seulement de réduire les coûts et d’augmenter l’efficience, mais aussi de profiter de l’expérience des sociétés partenaires. Le hic? Lorsque plusieurs entrepreneurs décident par exemple d’engager ensemble un informaticien, la gestion de ce collaborateur (embauche, salaire, répartition du temps de travail entre ses différents employeurs) peut générer des tensions. L’association se veut justement un intermédiaire et un facilitateur de mutualisation.

Lire aussi: «L’externalisation s’étend désormais aux plus petites sociétés»

Shared Services

Lorsqu’on évoque les services partagés, c’est traditionnellement dans un contexte multinational. Des sociétés d’envergure – telles qu’IBM, Siemens ou Novartis – ont décidé d’uniformiser, à l’échelle continentale ou mondiale, certains secteurs tels que les ressources humaines ou les call centers, allant jusqu’à créer des centres spécifiques répondant pour toutes leurs filiales. Mais les entreprises de plus petite taille s’y mettent aussi. Le cas de figure le plus courant? Des sociétés implantées dans plusieurs pays hors des frontières, qui décident de regrouper chez un seul prestataire – traditionnellement basé dans un pays considéré comme peu onéreux –, la gestion de services tels que les salaires pour l’ensemble de leurs collaborateurs étrangers.

Lire aussi: «Bien définir le cahier des charges du prestataire de services»

Self-services

De plus en plus populaires dans le domaine de la gestion du personnel, les self-services permettent de déléguer aux collaborateurs eux-mêmes une partie des tâches généralement attribuées aux spécialistes RH. Il y a deux ans, le Département de l’instruction publique de Genève a ainsi introduit un système en ligne permettant aux employés des services généraux de saisir et modifier eux-mêmes les absences du type vacances, congé, décès ou déménagement. Actuellement, les principales solutions logicielles du marché telles que SAP donnent la possibilité aux salariés de traiter eux-mêmes leurs informations personnelles ou encore de gérer leur participation à des formations. Un des avantages de ces «e-RH» vient du fait que les bases de donnée de l’entreprise sont actualisées quasiment en temps réel.

Outils en ligne

Depuis une petite dizaine d’années, la Fédération des entreprises romandes (FER) propose un outil de gestion des salaires en ligne, l’e-salaireFER. Pour 6 francs par mois et par collaborateur, les patrons ont accès à ce programme permettant de traiter les rémunérations au quotidien, de modifier les paramètres des employés, de simuler des calculs de salaires ou encore de générer des fichiers de paiements. De son côté, la FER se charge des déclarations aux assurances sociales.

Location de logiciels

C’est le principe qui sous-tend les SaaS («Software as a Service») et autres ASP («Application Service Provider»): un logiciel est installé, configuré et hébergé chez un tiers. Les cadres ou collaborateurs de l’entreprise n’ont plus qu’à s’y connecter via Internet et un mot de passe. En louant leurs logiciels, selon un tarif fixe ou en fonction du nombre d’utilisateurs, les PME s’épargnent non seulement les frais d’acquisition d’une licence, mais aussi ceux engendrés par l’installation, l’administration et la maintenance. Popularisés auprès des patrons grâce aux logiciels de gestion de la relation client, les Saas et ASP s’étendent aussi à la gestion de données techniques ou encore à la comptabilité.

Publicité