Ils n’étaient pas là pour durer. Mais cinq ans plus tard, les taux d’intérêt négatifs sont toujours bien en place. Et rares sont les économistes qui prédisent un retour en territoire positif ces cinq prochaines années. De l’aveu de l’un de leurs instigateurs, les taux d’intérêt négatifs «font souffrir tout le monde. Il était prévu qu’ils soient mis en place pour une courte durée, pas pour cinq ans. Or, la Banque nationale suisse (BNS) ne peut pas se permettre d’avoir des taux positifs s’ils sont négatifs en Europe. La pression sur le franc serait beaucoup trop importante», analyse Jean-Pierre Danthine, ancien numéro deux de l’institution.