Gouvernance

Cinq commissaires pour fixer le cap économique européen

Exit la Commission Juncker. Place au nouvel exécutif européen présidé par Ursula von der Leyen, qui sera en place dès le 1er novembre. Cinq commissaires prendront leurs fonctions à un moment charnière pour l’économie des Vingt-Sept. Et les défis ne manquent pas. Portraits

L'expérience italienne de Paolo Gentiloni, un atout pour l’Union

Paolo Gentiloni prête ses traits au visage d’une Italie voulant se montrer apaisée. En choisissant cet ancien premier ministre, la nouvelle présidente de la Commission européenne permet à la Péninsule de retrouver une place de choix sur la scène continentale, après une parenthèse souverainiste et eurosceptique de quatorze mois tendus. La nomination d’un Italien laisse espérer aux Transalpins des relations plus sereines avec l’Union européenne.

L’espoir inavoué de Rome est une plus grande clémence de la part de l’enfant du pays envers sa politique économique expansive. La presse a déjà vu dans la lettre de mission adressée par Ursula von der Leyen à son commissaire le 10 septembre dernier un espace plus ample concédé à l’Italie dans les négociations ces prochains mois autour de son déficit budgétaire. Dès le 1er novembre, le nouveau commissaire à l’Economie sera en effet chargé «d’assurer l’application du Pacte de stabilité en utilisant toute la flexibilité autorisée par les règles». Ces dernières fixent le plafond du déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB). Sur toile de fond, une économie européenne qui ralentit fortement.