Alors que le gouvernement américain, il y a quelques jours, lui refusait un deuxième plan de sauvetage, CIT aurait finalement trouvé un arrangement avec ses créanciers pour éviter sa mise en faillite, à en croire plusieurs médias anglo-saxons. Tard dimanche soir, le consortium de ses créanciers aurait accepté de lui faire un prêt de 3 milliards de dollars dont le détail devrait être présenté aujourd’hui. Ce financement devrait être onéreux pour CIT, avec un taux d’intérêt proche de 10,5%, indiquent plusieurs sources.

CIT, dont les pertes cumulées depuis deux ans se montent à 3 milliards de dollars, avait reçu en décembre 2,33 milliards de dollars du gouvernement américain pour renflouer ses comptes. Le groupe se trouve aujourd’hui, à très court terme, au bord de la cessation de paiement, sans compter qu’il doit, dans le courant des douze prochains mois, faire face à des remboursements à hauteur de 10 milliards de dollars. L’accord trouvé avec ses créanciers ne suffirait donc pas à résoudre les difficultés du groupe, mais pourrait en revanche lui laisse le temps de se restructurer.

Très diversifiée dans le domaine du crédit (hypothèques, crédits d’étude, crédits commerciaux, etc.), la société finance près d’un million de petites et moyennes entreprises aux Etats-Unis. Depuis la fin de l’an passé, CIT opère sa transformation en banque, afin notamment que ses obligations puissent être garanties par la FDIC, le fonds américian de garantie des dépôts bancaires.