Citigroup est revenu dans le vert au deuxième trimestre avec un bénéfice net de 4,27 milliards de dollars, grâce à la plus-value dégagée de la cession partielle de ses activités de courtage Smith Barney. L’ancien numéro un mondial de la finance, qui a été renfloué à hauteur de 45 milliards de dollars par l’Etat fédéral, n’avait plus enregistré de résultat bénéficiaire depuis le troisième trimestre 2007.

Un an plus tôt, la banque new-yorkaise avait accusé une perte nette de 2,49 milliards de dollars.

La cession partielle de Smith Barney à la banque d’affaires Morgan Stanley, finalisée le 1er juin, a apporté un gain après impôt de 6,7 milliards de dollars à la banque new-yorkaise, a indiqué cette dernière.

Rapporté par action, le bénéfice net représente 49 cents. Le marché s’attendait à une perte courante par action de 37 cents.

Citigroup n’a pas livré de prévisions pour le reste de l’année. L’ex-numéro un mondial de la banque sauvé de la débâcle par le gouvernement fédéral a indiqué vouloir poursuivre «sans relâche» l’exécution de son plan stratégique dévoilé en janvier, qui consiste à liquider certains actifs regroupés sous l’entité Citi Holding et à développer les autres – banque de détail et clients institutionnels – abrités dans Citicorp.

Bank of America a publié vendredi un bénéfice net de 3,2 milliards de dollars pour la période avril-juin, en retrait de 5,9% par rapport à celui du deuxième trimestre 2008, mais supérieur aux attentes, grâce à des résultats «record» dans les activités de courtage.

En excluant les 713 millions de dollars de dividendes versés à l’Etat pour son aide financière, le bénéfice par action de la première banque américaine s’établit à 33 cents, alors que les analystes n’en attendaient que 28.

La banque dispose de 33,8 milliards de dollars (+4,7 milliards), mis de côté pour faire face à d’éventuels accidents de parcours. Car ses actifs considérés comme «non performants» atteignent désormais 31 milliards de dollars, contre 25,6 milliards il y a trois mois. Les provisions pour pertes de crédit sont restées au même niveau qu’au premier trimestre, à 13,4 milliards.

Mais les activités de courtage, qui ont pris une toute autre dimension avec la reprise début janvier de la banque d’affaires Merrill Lynch, ont rapporté la somme «record» de 6,7 milliards de dollars, a souligné Bank of America.

Le produit net bancaire s’est élevé à 33,1 milliards de dollars, conformément aux attentes du marché, contre 20,7 milliards de dollars il y a un an. Outre Merrill Lynch, Bank of America a aussi repris l’an dernier Countrywide, le numéro un américain du crédit hypothécaire.

Le directeur Ken Lewis n’a donné aucune échéance pour le remboursement des 45 milliards de dollars d’aide fédérale reçus depuis l’automne, mais la banque a souligné qu’elle avait «facilement» répondu aux exigences de renforcement de fonds propres fixés par les régulateurs.

Elle a récupéré 40 milliards de dollars, bien au-delà des 33,9 milliards qui lui étaient demandés pour mieux résister à une aggravation potentielle de la crise, grâce à des augmentations de capital, des opérations de conversions d’action et des cessions.

La banque a également précisé que l’intégration des deux banques acquises à la faveur de la crise financière se passait comme prévu, et même en avance sur l’échéancier prévu en ce qui concerne la banque d’affaires Merrill Lynch, avec déjà 40% de l’objectif de 7 milliards de dollars d’économies réalisé.