Horlogerie

Citizen rachète Frederique Constant

Les fondateurs de la marque genevoise ont voulu sécuriser l’avenir de la société

La marque genevoise Frederique Constant est rachetée par Citizen. Le groupe japonais a annoncé le rachat jeudi dans un communiqué. Ce dernier avait pour objectif d’agrandir sa gamme de marques et récupère ainsi, outre Frederique Constant, Alpina et DeMonaco.

Le communiqué ne dévoile pas le montant de la transaction, mais souligne que la direction actuelle de la société installée à Plan-Les-Ouates reste en place, de même que les collaborateurs.

Ce n’est pas la première acquisition en Suisse du groupe japonais. En 2012, Citizen Watch avait acquis Prothor Holding, qui détenait la Manufacture La Joux-Perret, qui produit des mouvements mécaniques pour l’industrie horlogère, mais aussi Prototec SA, fabricant de composants, et la marque Arnold & Son SA. Le groupe Prothor employait alors 160 collaborateurs.

«Nous avons la grande opportunité d’étendre les ventes de Frederique Constant à travers notre réseau de distribution, en particulier au Japon et aux Etats-Unis», a déclaré Toshio Tokura, directeur général de Citizen. En outre, «Citizen sera capable d’obtenir des synergies en partageant des technologies et de l’infrastructure.»

La marque Frederique Constant avait fait parler d’elle en 2015 en étant la première en Suisse à lancer une montre mécanique connectée. Elle avait présenté cinq modèles à Baselworld. L’un d’entre eux devant être vendu moins de 1000 francs. Frederique Constant a été fondé en 1988 et compte 170 employés.

Cités dans le communiqué, Aletta et Peter Stas, fondateurs de la manufacture, ont expliqué avoir voulu assurer la pérennité de l’entreprise sans eux, les enfants ayant leur propre carrière. «Nous avons commencé à explorer une collaboration potentielle pour assurer le futur de l’entreprise au-delà de notre présence. Nous avons été de plus en plus impressionnés par les technologies innovantes de Citizen Group. Nous voyons une opportunité d’un partenariat suisso-japonais pour développer et vendre des montres de luxe accessible au XXIe siècle et au-delà», ont-ils commenté.

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