Elle parle avec emballement du tableau qui décore la petite salle de séance dans laquelle elle nous reçoit, taquine le photographe et nous raconte en riant ce jour où elle s’est rendue chez Tag Heuer une Swatch au poignet. L’un des proches de Claudine Amstein aime à dire d’elle qu’elle est entrée en «chambre» comme d’autres choisissent les ordres. D’abord, à 21 ans, dans les hautes sphères de l’immobilier puis, dès 2005, à la tête de la CVCI, la Chambre vaudoise de commerce et d’industrie. Après dix-sept années de bons et loyaux services, cette juriste de formation passera le relais à la fin du mois à Philippe Miauton pour goûter à une préretraite «active, mais plus sereine». Une occasion unique d’évoquer les changements profonds qui ont marqué le canton de Vaud et la Suisse depuis les années 1990.