Baselworld

La clé connectée de Bulgari

La marque s’allie avec la société genevoise de sécurité informatique Wisekey. Sa montre connectée, disponible d’ici à un an, permettra de décrypter les données sensibles de l’utilisateur préalablement stockées dans le «cloud»

La clé connectée de Bulgari

Jean-Christophe Babin ne veut pas entendre parler de «téléphones de poignet». «La Suisse est connue pour sa précision et la sécurité. Chez Bulgari, nous avons trouvé comment lier les deux avec une montre connectée», explique le patron de Bulgari au Temps en marge de la présentation de sa smart­watch, jeudi à Baselworld.

Il dégaine son portable et l’approche de sa montre Diagono Magn@sium – un modèle inspiré de la Diagono Magnesium classique. Le dispositif fonctionne en deux phases. D’abord, les données sensibles – login, mots de passe et codes divers – sont enregistrées «dans le cloud», via le téléphone, sur un serveur appartenant à la société genevoise de sécurité informatique Wisekey. Quand elle est approchée du portable, la puce qui se trouve dans la montre débloque l’accès à ces données sécurisées. En clair: la montre fait office de clé. «C’est la première fois que la cryptographie se décline dans un objet physique. C’est une vraie avancée disruptive», s’enthousiasme Carlos Moreira, le patron et fondateur de Wisekey.

Entre 5000 et 6000 francs

«La montre connectée n’a qu’une petite antenne et une puce NFC en plus», détaille Jean-Christophe Babin. Pas de problème de batterie, donc, puisque la puce s’alimente via le téléphone.

Elle devrait coûter «entre 5000 et 6000 francs», contre 3900 francs pour la version «normale». Elle fonctionnera avec IOS et Android et devrait être disponible d’ici à un an. Il faudra peut-être contracter un abonnement «d’une vingtaine de francs par an» pour occuper 3 gigas sur le serveur de Wisekey.

Publicité