Désormais, les contribuables américains des banques Pictet & Cie et de Migros pourraient détenir au moins un papier-valeur des Etats-Unis dans leur portefeuille. Cette mesure, révélée hier par la presse dominicale, a été mise en place en ce début d’année. L’objectif, selon les deux établissements concernés, consiste à éclaircir le statut fiscal de leur clientèle. Pour Pictet, qui contrairement à Migros n’a pas informé sa clientèle par écrit mais a demandé à ses gestionnaires de s’en charger oralement, il s’agit d’une «précaution» touchant les détenteurs de compte n’ayant pas signé un formulaire de conformité W-9 (attestation de tarification).

Conséquence: l’organe de perception outre-Atlantique disposera d’un accès libre aux informations – numéros de comptes et positions – automatiquement transmises par le truchement d’un code d’identification de leur propriétaire.

Dans le cas de Migros, la démarche implique l’achat exclusif d’une action General Electric. En cas de refus d’acquérir ce titre à environ 19 dollars, la banque s’engage à se débarrasser de ses avoirs et clore la relation.