L’incertitude qui plane sur les clients américains d’UBS qui ont caché des fonds les pousse à se dénoncer eux-mêmes par centaines. La semaine dernière, ce ne sont pas moins de 400 d’entre eux qui ont décidé de se dévoiler, a indiqué jeudi l’Internal Revenue Service (IRS). Quatre fois plus que sur l’ensemble de 2008. En avouant d’eux-mêmes, ils échappent à des poursuites pénales, et donc à une éventuelle condamnation à de la prison ferme. Ils s’exposent néanmoins à de fortes pénalités ainsi qu’au paiement des impôts en retard. L’IRS assure cette amnistie partielle aux clients d’UBS jusqu’au 23 septembre prochain.

«Nous constatons un intérêt croissant pour le programme de divulgation volontaire [des données bancaires]», a dit à Bloomberg Terry Lemons, porte-parole de l’IRS. Depuis le 13 juillet dernier, les autorités américaines ne réclament plus 52 000 noms de clients, mais négocient avec la Suisse la livraison d’un «nombre significatif» de comptes.