La dynamique dans le secteur bancaire suisse demeure positive et solide, selon le KOF. Le climat des affaires reste favorable, mais des réductions de postes ponctuelles, pour la première fois depuis le redressement conjoncturel de l’été passé, sont à prévoir.

Dans l’ensemble, l’indicateur bancaire du KOF, qui reflète le climat du crédit, se situe dans le positif. Il s’est maintenu au niveau des derniers trimestres, a précisé mardi l’institut de recherches conjoncturelles de l’EPFZ.

Dans le détail, la situation des affaires a progressé par rapport au mois d’avril, date de la dernière enquête. Les perspectives d’emploi ont en revanche légèrement régressé, pour se situer juste au-dessous de zéro, laissant ainsi augurer de coupes dans les effectifs.

Confrontées à un environnement difficile et à la vigueur du franc, les deux grandes banques helvétiques ont déjà annoncé en juillet des suppressions de postes. Credit Suisse, qui emploie 50’700 collaborateurs à travers le monde, entend biffer 2000 emplois, dont 500 en Suisse. UBS prévoit aussi des coupes, d’une ampleur non dévoilée encore.

Moins d’embauches

Une tendance lourde que confirme le baromètre de l’emploi du portail internet JobDirectory. A fin juillet, 1391 postes étaient disponibles dans le secteur bancaire, contre 1748 fin mai et 1887 fin juillet 2010.

UBS disposait de 267 postes à pourvoir, soit une baisse de 45% par rapport à fin mai. Chez Credit Suisse, 286 postes étaient vacants, ce qui correspond à un recul de 25%. Raiffeisen, PostFinance ou la Banque cantonale de Zurich cherchent en revanche à accroître leurs effectifs.

Les banques de détail ont maintenant la possibilité d’offrir les postes vacants aux employés hautement qualifiés éjectés des grandes banques, souligne JobDirectory.