Pour entrer dans le club des pays les plus endettés, éligibles au programme PPTE, il faut avoir un PNB inférieur à 695 dollars (environ 1040 francs) par habitant, une dette supérieure à 220% des exportations ou à 80% du PNB. Il faut aussi pouvoir établir que le pays mène un certain nombre de programmes de redressement économique validés par le FMI ou la Banque mondiale. Et qu'il les applique effectivement. L'analyse de la structure de la dette, faite par des experts, permet à ces pays d'arriver à ce qu'on appelle le «point d'achèvement», c'est-à-dire le moment où ils peuvent espérer voir leur dette être effectivement diminuée dans une proportion qui varie actuellement de 6% pour la Côte d'Ivoire à 63% pour le Mozambique.

C'est alors en effet que les pays concernés peuvent bénéficier d'un allégement de la dette. Cela se fait à deux niveaux. A celui des créanciers bilatéraux et commerciaux, on peut atteindre jusqu'à 80% de réduction du stock d'endettement. Au niveau des créanciers multilatéraux, cela se fait par l'intermédiaire d'un fonds spécial. L'Ouganda, la Bolivie, la Guyane, le Mozambique, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et la Mauritanie sont ainsi arrivés au stade final où leur dette est en train de diminuer. Six autres pays (l'Ethiopie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Nicaragua et la Tanzanie) ont fait leurs analyses préliminaires.