Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

Réseautage

Avec ses clubs, le Groupement des chefs d’entreprise du Québec veut briser la solitude

Né il y a quarante ans, le mouvement québécois a exporté son modèle en Suisse, basé sur l’échange et l’entraide entre patrons propriétaires de leur entreprise. Témoignage de trois patrons romands, qui participent à ces rencontres

Le club, frein à la solitude de l’entrepreneur

Réseautage Un mouvement patronal québécois a exporté son modèle en Suisse

Briser l’isolement du chef d’entreprise. Se donner du courage et s’entraider. Telle est la mission du Groupement des chefs d’entreprise du Québec. Né il y a plus de quarante ans, ce mouvement a exporté son modèle en Suisse dès 2010. «Et cela fonctionne très bien ici, preuve que les besoins existent», estime son directeur général, Michel Bundock, de passage à Coppet (VD) mardi pour la rencontre annuelle, consacrée au modèle d’affaires. La Suisse et la France voisine comptent à ce jour sept clubs, réunissant entre huit et dix chefs d’entreprise.

Nicolas Gehrig fait partie du club baptisé «Suisse 2». La société familiale qu’il a reprise avec son frère, Produits Dentaires, à Vevey, fabrique une large gamme de produits pour le dentiste, qu’elle destine à 95% à l’export. Mais la PME vit actuellement une transition. Elle ne peut plus tout faire, comme par le passé, lorsqu’elle imprimait encore elle-même ses emballages. «Nous avons appris à outsourcer certaines tâches. Maintenant, nous devons réduire la gamme et nous concentrer sur des produits à forte valeur ajoutée», explique le dirigeant. En introduisant de l’innovation. Par exemple, les cupules à polir utilisées par les hygiénistes, auparavant confectionnées en métal et caoutchouc, sont désormais réalisées en injection plastique. «Nous arrivons ainsi à produire des pièces à usage unique, comme cela est de plus en plus demandé dans le médical, mais de haute qualité», détaille-t-il.

«Sortir la tête du guidon»

Ce chef d’entreprise apprécie particulièrement ces rencontres du groupement: «Cela permet de repenser les bases de l’entreprise, de sortir la tête du guidon. C’est également un frein à la solitude du chef d’entreprise.» La confidentialité étant de mise, après un certain «apprivoisement», les membres du même cercle se mettent souvent à nu. «On pourrait même dire ici ce qu’on ne dirait pas forcément à un associé ou à son épouse», glisse l’un d’entre eux.

Patron de Spinetix, une société lausannoise de 18 personnes commercialisant des dispositifs qui contrôlent les écrans publicitaires, Francesco Ziliani appartient également au club «Suisse 2». L’Italien trouve également ces échanges enrichissants: «Ici, on ne cherche pas forcément des réponses, mais on cherche à poser les bonnes questions. Les autres patrons autour de la table sont justement là pour ça.»

Un apport indéniable

Tous s’accordent pour dire que l’apport est différent des centres patronaux et autres événements de réseautage. «D’abord, il n’y a aucune politique, insiste Normand Lemire, responsable du développement du groupement en Suisse et en France. Ensuite, nous n’acceptons pas les cadres, par exemple. Le focus est sur le chef dirigeant propriétaire d’entreprise, car sa problématique est particulière.»

Cette catégorie sied parfaitement à Christian Wahl. En 2006, il a repris les activités de ses aïeux Baumann-Jeanneret à Genève. Depuis, il a clairement séparé les métiers: bj-office du côté de l’aménagement de bureau et bj-coffee pour la distribution des cafés Nespresso. Cette journée de partage lui a rappelé qu’il faut trouver l’offre clé en fonction de chaque segment de marché. «Par exemple, nous développons actuellement le secteur des hôtels-cafés-restaurants pour le café et nous avons dû mettre sur pied un service joignable 7 jours sur 7», illustre-t-il.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)