Intelligence artificielle

Cogito Instruments veut sortir l’industrie de son nuage

La start-up genevoise produit des «cerveaux électroniques» permettant aux machines d’apprendre par elles-mêmes. Elle veut lever 7 millions de francs pour sa deuxième génération de puces, présentées comme plus sûres que le cloud

Découpler l’intelligence artificielle (ou IA, selon son acronyme) du big data. C’est l’objectif de la start-up genevoise Cogito Instruments, qui développe, depuis 2016, des puces permettant aux machines d’apprendre par elles-mêmes, grâce à de petites quantités de données. Elle a lancé mercredi une campagne de financement, à l’occasion d’un événement consacré aux investisseurs, au siège de la Fédération des entreprises romandes (FER) à Genève.

«L’offre actuelle ne correspond pas aux besoins de l’industrie», énonce Philippe Lambinet, qui a fondé Cogito Instruments avec deux autres anciens de STMicroelectronics, un fabricant de puces électroniques basé à Genève. «Quand un horloger veut numériser son contrôle qualité, on lui demande de fournir un million de photos pour que les machines apprennent ce qu’est un défaut. Alors qu’il n’a souvent que quelques pièces», illustre-t-il.