Pour l’heure, ce n’est rien. Juste l’idée d’un code QR imprimé sur du papier et disponible via une application. En Suisse, le futur certificat n’est qu’un projet, mais il cristallise de plus en plus de tensions, quand ce n’est pas des sentiments de colère. De nombreux scientifiques, politiciens et citoyens affichent, au minimum, leur scepticisme face à ce certificat, attendu pour juin au plus tôt. Voici les quatre points qui suscitent aujourd’hui le plus de débats.

1. La priorité aux vaccinés

Le 7 mai dernier, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) annonce le nom du prestataire qui réalisera le certificat. Ce sera l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication. Mais ce jour-là, l’OFSP affirme autre chose: la mise à disposition de ce certificat à plusieurs groupes de la population. «D’ici à fin juin 2021, toutes les personnes vaccinées, guéries ou ayant reçu récemment un résultat de test négatif pourront, si elles le souhaitent, obtenir un certificat covid infalsifiable», écrit l’OFSP. Mais ce qui était annoncé alors n’est plus exact aujourd’hui.