4h30 du matin. Devant l’entrée de la mine de zinc de Colquiri, à 200 kilomètres de La Paz, les gardes ne peuvent rien faire. Dans cette aube du 30 mai 2012, un millier de Boliviens alcoolisés munis de bâtons de dynamite ont la ferme intention d’occuper les lieux. Ils bloquent l’accès aux mineurs qui commencent leur tournus, en blessent une quinzaine et occupent le lieu. Glencore, un géant des matières premières établi dans le canton de Zoug et qui exploite le gisement, a beau s’en plaindre officiellement à La Paz, rien n’y fait: 21 jours de violences et de tensions plus tard, un décret gouvernemental fait savoir que la Corporación Minera de Bolivia (Comibol), une entreprise étatique, contrôle désormais la mine. Colquiri est nationalisée.