Quatre jours sur sept, Débora Pons, 22 ans, travaille chez Swisscom. Elle crée des contenus digitaux pour la communication de l’entreprise. Mais les trois jours restants, à savoir les vendredis et les week-ends, elle est photographe à son compte, et ce, depuis deux ans. A des mariages, des festivals, pour des photos de famille. Une situation temporaire? Pas forcément. «Si la photo était mon gagne-pain à temps plein et que je devais me battre pour trouver des clients, j’aurais peur de perdre ma passion, expose la jeune femme. C’est avec ces deux activités que je trouve mon équilibre.» Le coronavirus l’a convaincue que cette option était la bonne: «Beaucoup de mandats photos ont été annulés. Mon emploi chez Swisscom, lui, est resté.»