Une enquête préalable, ouverte en novembre 2008, a mis en évidence des indices selon lesquels ETA pourrait abuser d’un éventuelle position dominante, a indiqué la Comco mardi dans son communiqué.

Plusieurs plaintes étaient auparavant parvenues au secrétariat de la Comco. ETA venait d’annoncer à ses clients une augmentation des prix et une modification des conditions de paiement des mouvements pour l’année 2009.

ETA avait introduit pour ses mouvements mécaniques des hausses de prix allant jusqu’à 15% selon les modèles. Les clients faisant partie du géant horloger étaient autant concernés que les externes.

Ce n’est pas la première fois que le fabricant de composants horlogers est dans le collimateur de la Comco. Il a déjà suscité des remous ces dernières années au sujet de ses ébauches (pièces détachées), qui représentent une petite partie de sa production.

L’enquête précédente concernait l’annonce faite par ETA de réduire les quantités d’ébauches livrées à partir du 1er janvier 2003 et de cesser toute livraison en 2006. La procédure s’est terminée en 2004 par un accord à l’amiable entre la Comco et ETA. La filiale de Swatch s’engageait à poursuivre les livraisons d’ébauches à ses clients jusqu’à la fin de l’année 2010.