Mouvements

La Comco plonge l’horlogerie dans un imbroglio juridico-mécanique

ETA, propriété de Swatch Group, ne pourra pas livrer des mouvements mécaniques à des tiers tant que l’autorité de la concurrence n’aura pas tranché sur son sort. Dans l’industrie de la montre, cette décision soulève plus de questions qu’elle n’amène de réponses

Contre-productif. Tardif. Illogique. Malvenu… Les réactions d’incompréhension fusent, après l’annonce très attendue, jeudi, de la Commission de la concurrence (Comco) dans le dossier ETA. C’est la suite, mais pas la fin, d’un feuilleton qui a débuté en 2013 et qui a connu des rebondissements ces derniers jours.

Que s’est-il passé cette semaine?

Après six ans, et à quelques semaines de la fin d’un accord à l’amiable passé avec Swatch Group sur une réduction progressive des livraisons de mouvements mécaniques à des tiers, la décision de la Comco était prévue ce jeudi. La manufacture ETA, propriété du groupe biennois, allait-elle être obligée de continuer à fournir 500 000 pièces en 2020, comme en 2019? Mais la Comco a été devancée, dimanche, par des révélations de la Schweiz am Sonntag selon lesquelles elle allait purement et simplement interdire lesdites livraisons à partir du mois prochain. Coup de tonnerre.