Tout d'abord deux bonnes nouvelles: la place financière genevoise n'annonce pas de vagues de suppressions d'emplois; aucun établissement ne semble devoir affronter de difficulté existentielle. La crise finit par toucher Genève, mais plus tard que les autres places financières, et de manière amortie. Puis vient la mauvaise nouvelle: la sévère chute (-33%) attendue des recettes fiscales tirées de la finance pour 2009 et 2010. Des bourses en chute libre produisent de mauvaises performances financières, donc moins de commissions, de bonus et de bénéfices. S'y ajoutent l'effondrement du prix des matières premières et le durcissement des conditions de crédit qui pénalisent le négoce, un des piliers de la finance genevoise.Et enfin la grande incertitude: la place financière ne fournit aucune donnée précise sur sa situation actuelle, à l'exception de sa contribution fiscale à venir, qui n'est pas dénuée d'arrière-pensées politiques. Son enquête conjoncturelle remonte à juin. Autant dire il y a un siècle! Dans ces conditions, difficile d'être complètement rassurés par les propos des banquiers.