Depuis la chute des marchés boursiers, les assureurs, qui gèrent la plupart des fondations collectives, en ont pris pour leur grade. Qui ne leur a reproché leur gestion opaque des avoirs vieillesse? Qui ne les a soupçonnées d'avoir, sur le dos des assurés, empoché de confortables bénéfices pendant les années de bulle, alors qu'ils ne versaient que les 4% légaux? Avant de leur réclamer une compensation pendant les années de vaches maigres qui ont suivi…

On ne peut refaire le passé, mais l'avenir des cotisants se trouve maintenant entre leurs mains. La nouvelle législation les impose à la table des conseils de fondation. Qui plus est dans une position de force, puisqu'ils seront majoritaires face aux représentants des assureurs. Ils pourront tout savoir de ce que l'on fait de leur argent.

On peut certes critiquer le mode d'élection des nouveaux conseils paritaires. Les électeurs pourront-ils en particulier voter en toute connaissance de cause?

Une réelle opportunité se présente toutefois. On peut dès lors regretter le manque de candidats constaté par les assureurs. Les droits nouvellement acquis s'accompagnent pourtant de devoirs pour les assurés. L'excuse de l'incompétence, souvent entendue, ne tient plus: la loi permet désormais de se former.