Les propos musclés de Werner Messmer, parlementaire radical, ont contribué à sa réélection au Conseil national en octobre dernier. Ce succès aurait dû favoriser une baisse de ton dans le cadre du conflit qui perturbe le bon fonctionnement de la branche de la construction depuis mai dernier. Il n'en est rien.

La médiation est en train de capoter parce que le simple mot «grève» prononcé par un syndicaliste est synonyme, à ses yeux, de tous les crimes: trahison, viol constitutionnel, piétinement des valeurs helvétiques. La SSE s'est déjà placée dans une logique de conflit onéreux et de longue durée en proposant aux entreprises un formulaire de dommages et intérêts pour «action pertubatrice». Le point de non-retour, avec les négociateurs des deux bords en place, est sans doute atteint. Il faut songer à changer les hommes pour préserver la paix socio-économique dans la construction.