La réputation du Credit Suisse est à nouveau sur la sellette. Certes, les investisseurs ont les yeux rivés sur les Etats-Unis, où le groupe fait l'objet d'une investigation de la part des autorités américaines dans une affaire de possible manipulation des prix des entrées en Bourse (IPO). Mais ce qui les inquiète davantage, c'est la manière dont l'unité de banque d'affaires du groupe compte réduire ses frais de personnel. Ceux-ci ont représenté 58% des revenus de la division au deuxième trimestre (contre 61% au premier), contre 53% pour Morgan Stanley et 48% pour Goldman Sachs. Le Credit Suisse a déjà pris des mesures: 2600 emplois ont été éliminés depuis la reprise de Donaldson, Lufkin & Jenrette en novembre dernier. Mais il faudra attendre la semaine prochaine pour avoir plus de détails quant au programme de réduction de coûts de John Mack, le coupeur de têtes recruté à cette fin. Sa stratégie devra être crédible, sans porter préjudice aux activités de la banque. A quelques semaines de l'entrée du groupe à la Bourse new-yorkaise, le management a tout intérêt à redorer son blason terni aux Etats-Unis.