La crainte de la baisse des affaires retient les investisseurs, stimule l'attentisme, freine l'envie de développer et de consommer. Ce mécanisme de paralysie lente, déjà ressenti dans l'industrie des machines en Suisse, est vicieux puisqu'il comporte une grande part de psychologie pure. Mais la réalité est là: toutes les dépenses qui peuvent être repoussées sont examinées à la loupe. A une exception près: l'alimentation. Personne ne songe à manger un jour sur deux à cause de la peur de la crise économique. Au contraire, le consommateur soignera son moral avec davantage de chocolat ou de boissons revigorantes. L'optimisme de Nestlé, qui tranche avec le pessimisme ambiant, n'est donc pas une attitude de façade. D'autant que la toile Nestlé, présente dans tous les recoins de la planète avec des produits alimentaires d'une fabuleuse diversité, est construite pour capter chaque poussée de croissance. La crise? Quelle crise?