La compétitivité des pays à l'aune de Goldman Sachs se rapproche de celle calculée par le World Economic Forum. Certes, les Etats-Unis passent du 6e rang (WEF) au 18e pour la banque américaine. Mais la Suède et la Suisse sont à chaque fois dans le trio de tête.

Le problème d'un tel concours de beauté est méthodologique. Chaque variable pèse- t-elle vraiment du même poids? La densité du parc d'ordinateurs importe moins que le respect du droit. Le déficit budgétaire est sans doute moins déterminant que l'espérance de vie. Dans sa quête de la vérité, la banque ne peut employer que les chiffres qui existent. Mais la durée des études mesure mal leur qualité. La banque aimerait ajouter de nouvelles variables. C'est risqué. Mieux vaut s'en tenir aux principes, comme les droits de propriété, plutôt qu'aux conséquences (indice de pollution). Par contre, on pourrait ajouter la dette du privé - un bon indice sur la façon dont un pays mange aujourd'hui sa croissance future.