Ascom a connu de nombreux «sauveurs» et autres Dr. ès restructurations jusqu'en 2007. Ils ont tous échoué. L'un d'eux a tenté une percée technologique irréfléchie dans le domaine télévisuel. Un autre a choisi de dépecer le groupe sans tenir compte des besoins du marché. Ascom compte aujourd'hui moins de 2000 employés et deux unités d'affaires. A son apogée, le géant aux pieds d'argile employait plus de 10000 personnes et arborait un organigramme réunissant cinq à sept divisions.

La cure d'amaigrissement forcée, conséquence de l'absence de culture de concurrence héritée de l'ère des marchés télécoms étatiques protégés, a entraîné le groupe au bord de la faillite.

En place depuis un an, Riet Cadonau peut être considéré comme le vrai sauveur de la société. Son pragmatisme, son sens des affaires et son esprit d'équipe ont insufflé un nouveau dynamisme à une société qui reprend des parts de marché à Siemens. L'heure de la reconstruction a sonné.