Au fil des ans, Berne a vu «son» fleuron industriel de la téléphonie se ratatiner en grande PME renommée Ascom. Les usines urbaines ont été, dans un premier temps, déplacées en périphérie, puis fermées au fur et à mesure de l'amaigrissement du groupe. L'ancienne avancée technologique suisse dans les télécommunications aurait pourtant dû conduire le pays à devancer la Finlande et la croissance Nokia. Hier, Ascom, qui a survécu grâce à son patrimoine immobilier, a décidé de mettre en vente sa dernière usine suisse, installée dans la campagne zurichoise. Le groupe industriel, transformé en société de services, sous-traite désormais sa fabrication à des patrons chinois ou irlandais, et supplie Nokia de lui confier un peu de sous-traitance. Tout un symbole. De quoi l'avenir sera-t-il fait? Ascom, désendettée, n'est plus à l'agonie. La nouvelle direction, les pieds sur terre, joue la transparence et inspire confiance aux investisseurs. Reste une grande inconnue: la solidité stratégique du conseil d'administration. La réponse dépend de la Banque cantonale de Zurich, héritière provisoire du cinquième du capital d'Ascom délaissé par Ronny Pecik, de Victory.