Dix mois ou dix ans? Un délégué chinois n'en croyait pas ses oreilles. Dans une réunion interne de l'OMC, il venait d'entendre son homologue suisse évoquer le délai nécessaire à l'installation de la dynamique Organisation mondiale du commerce dans un nouveau bâtiment. Examen du dossier, autorisations, sans oublier les possibilités de recours... On connaît les maux qui paralysent la Suisse. Des freins que balaierait d'un revers de main la Chine si l'OMC lui demandait de l'héberger.

Le coup d'échec, sorte de roque entre l'OMPI et l'OMC, que propose le promoteur Bernard Estier ne se réalisera peut-être pas. Qu'importe. Il montre que certaines personnes ont conscience de l'enjeu. Une bonne partie du rayonnement de Genève, et des emplois qui vont avec, dépend du maintien d'une organisation aussi importante que l'OMC. Toutes les pistes méritent d'être examinées, pour agir sans traîner.