«Ce sont les soldes à Wall Street.» Combien de fois n'a-t-on pas entendu cet appel à revenir sur les marchés des actions?

D'un point de vue rationnel, la tentation se comprend. Car les investisseurs (et leurs conseillers), peu habitués aux krachs par paliers, veulent toujours croire que le pire est passé.

Qui pouvait imaginer il y a un an que le Nasdaq dégringolerait de plus de 60%? Il est vrai que depuis quelques semaines, les oracles un peu échaudés par leurs pronostics erronés tendent à s'abstenir de tout conseil audacieux.

Avec raison. L'environnement mondial est extrêmement difficile à déchiffrer. Les Etats-Unis ne savent pas quel scénario les attend après dix ans de formidable croissance, l'Europe ignore encore les répercussions du ralentissement américain sur son économie et le Japon attend toujours désespérément un rebond de son activité. Dans ce contexte, tout pronostic à court terme devient périlleux, les professionnels le reconnaissent. Lorsque même ces derniers naviguent à vue, le petit investisseur n'a qu'une chose à faire: attendre que passe l'orage.