L'avenir dira si l'arrêt de mort de la banque «offshore» a été signé ce jeudi. C'est déjà un événement que le No 1 helvétique y renonce sur le premier marché mondial de la gestion de fortune. UBS est allée plus loin encore en admettant que l'usage de sociétés écrans pour protéger les riches clients fuyant le fisc viole les accords passés avec les Etats-Unis. Il ne suffit plus d'obéir à la lettre de la loi en exploitant ses lacunes, mais d'en respecter l'esprit.

Même si les sénateurs américains n'ont qu'à moitié cru les explications d'UBS, ils l'ont prise au mot en transformant son repentir en modèle à suivre pour les autres banques.

Un nouveau standard se met en place. La chasse aux fraudeurs s'intensifie au Brésil, en Europe, en Australie. La gestion de fortune «offshore» va goûter au pain noir.