Le retrait du marché de l'antidouleur Vioxx a fait très mal à Merck parce qu'il s'agit d'une mesure extrême. Cette nouvelle génération de médicaments, qui apporte de réels progrès dans la manière de stopper l'inflammation et d'interrompre le cercle vicieux de la douleur, est sous surveillance des autorités sanitaires, américaines mais également européennes.

Faut-il en déduire que toute la famille des «Cox-2» est menacée? Il est évidemment beaucoup trop tôt pour l'affirmer ou l'infirmer. Reste que la médecine est une science qui comporte des risques que les études cliniques très sévères qui sont exigées à l'homologation ne peuvent pas réduire à zéro.

Il n'y a pas si longtemps, Bayer en a fait l'amère expérience avec un médicament contre le cholestérol.

Pour les géants de l'industrie pharmaceutique, qui se concentrent sur les médicaments pouvant réaliser un milliard et plus de chiffre d'affaires, c'est un risque qui ne fait que grandir en raison de la taille du marché en cause. C'est d'ailleurs pour cette raison que les compagnies pharmaceutiques n'étendent le champ thérapeutique de leurs médicaments vedettes qu'après avoir validé soigneusement toute une série d'études complémentaires.

Pas plus que les autres, Novartis ou Roche ne sont à l'abri d'un tel pépin.

Et si cela n'était pas un médicament, on rappellera que Sulzer Medica a disparu en raison de traces d'huile sur ses implants.