Plus qu'une victoire pour le Brésil, le verdict apporte une preuve supplémentaire de la crédibilité de l'OMC. Et l'ONU? Elle n'arrête pas de voter des résolutions, mais seules celles qui comptent pour les grandes puissances sont appliquées. Ses organisations spécialisées fonctionnent cahin-caha, évitent les conflits et veillent à ne pas froisser leurs principaux bailleurs de fonds.

L'OMC, c'est d'abord un pays, une voix. Ensuite, en prenant les décisions à l'unanimité, cette organisation offre aux pays une vraie plate-forme de négociations et pousse les pays à aboutir à un consensus où chaque partie est gagnante. Avec son organe de Règlement de différends, elle est l'unique «tribunal» qui fonctionne, qui a des règles, qui prononce des verdicts que les pays doivent suivre sous peine de sanctions. En cela, l'OMC est porteuse d'une justice économique internationale.