Mercredi, le Conseil fédéral a annoncé une «diminution notable des rendements à long terme attendus sur les marchés financiers». Les futurs retraités devraient se résoudre à des rentes toujours plus faibles.

Les sept Sages voudraient ruiner le reste de confiance des salariés dans le deuxième pilier qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.

Mais Berne se trompe. L'exemple des fonds de pension britanniques le démontre. Comment? Ils investissent dans des actifs qui rapportent suffisamment, c'est-à-dire davantage que les obligations de la Confédération.

A l'heure de la finance globalisée, le Conseil fédéral ne peut avoir pour référence ces seuls titres suisses que l'on sait parmi les moins rémunérateurs du monde. Il doit mieux se faire conseiller pour définir un honnête objectif de placement à long terme, et non plus apparaître comme cédant aux pressions des assureurs.

En attendant, les caisses peuvent s'inspirer de leurs homologues d'outre-Manche.