Un mur. D'un côté, maçons, manœuvres et autres ouvriers qui réclament une hausse des salaires de 180 francs par mois. De l'autre côté, la Société suisse des entrepreneurs qui campe sur ses positions et veut limiter la progression des rémunérations au renchérissement.

Si l'organisation faîtière se justifie en évoquant «une rentabilité insatisfaisante», les quelque 90000 employés du secteur font face à une charge de travail qui s'alourdit. La construction vit un excellent millésime 2006, avec des mêmes signes de surchauffe. Si dans ces conditions, les travailleurs des sociétés au carnet de commandes bien rempli n'obtiennent pas une augmentation de leur pouvoir d'achat, quelles perspectives leur reste-t-il?

Les patrons devraient y penser. Assouplir leur point de vue puis retourner à la table des négociations avec de meilleures intentions. Sinon, les chantiers vont gronder.