Wall Street s'apprête à distribuer les bonus les plus élevés de son histoire. A qui vont ces gains? D'abord aux industries du private equity, des hedge funds et des dérivés de crédits. Or ces trois secteurs qui explosent échappent aux régulateurs. Qui s'alarment. Et pour cause. Leviers incontrôlables, stratégies opaques et spéculatives, approche de court terme, gigantisme des paris et des transactions... Ces marchés qui brassent des milliards sont imbriqués. Le risque de crédit inhérent aux transactions de private equity concerne les banques créancières et les hedge funds impliqués dans la transaction et le négoce de la dette. Un défaut majeur mettra le feu aux poudres du consortium de banques à la caisse de pension investie en obligations à haut rendement. Enfin, les scandales de délits d'initiés et les pertes massives invitent une supervision et des dispositions coordonnées avec Bâle II et Solvency II. A pouvoir accru, responsabilité accrue.