A trop écouter les candidats à la présidence et à trop regarder les Français qui les interrogent dans les émissions TV grand public, on finit par croire que la France va vraiment très mal. Chômage, déficit public, retraites... La liste des maux n'en finit pas, et demain ne peut être que pire.

La crise d'Airbus achève ce tableau, faisant croire que le salut ne viendra décidément pas de l'Europe.

Voilà la France qui parle. Mais elle ne correspond pas à la réalité du pays. Car l'Hexagone ne cesse d'attirer les entreprises étrangères, suisses comprises. L'an passé, elles ont créé 40000 places de travail, un tiers de plus qu'en 2005! La tentation du repli sur soi, que l'on sent dans les discours électoralistes, n'a pas de sens. Hélas, de cette France qui gagne, au travail et porteuse d'avenir, mais silencieuse, les Français ne parlent pas assez.