Le pari de Daniel Vasella de ressusciter Sandoz, la marque de ses débuts professionnels, pour en faire le leader mondial du marché des médicaments génériques, est en partie gagné. Récemment dévalorisé par les grandes entreprises pharmaceutiques, le sous-marché des génériques gagne en importance politique. Le succès commercial, avec une marge bénéficiaire brute de 15% selon Sandoz, suivra.

Les Etats-Unis, après l'Europe du Nord, ont pris conscience du rôle primordial de ces médicaments dans la lutte contre l'explosion des budgets de santé. Inéluctable en raison de l'évolution démographique et des progrès de la médecine, la hausse pourra être freinée par leur utilisation accrue. L'économie possible, sans diminuer l'efficacité du traitement, dépasse 120 millions de francs par an sur le seul marché suisse. La méfiance des patients et du corps médical, principal handicap, pourra sans doute être levée par l'effet de prestige d'une marque reconnue. Dans ces conditions, Novartis tient à ce nouvel eldorado et a démenti, hier, la rumeur de possible spin-off par l'entrée en Bourse de Sandoz.