Un flot de critiques mais aussi des remarques constructives et, de manière plus inattendue, des applaudissements se sont succédé jeudi lors de l'assemblée d'UBS. En moins de six mois, la nouvelle équipe constituée autour de Peter Kurer n'a bien sûr pas réussi à résoudre tous les problèmes de la banque, mais multiplie néanmoins les signaux encourageants. UBS ne réalisera, certes, qu'un faible bénéfice au troisième trimestre. Cette annonce représente toutefois un gain majeur pour la banque en termes d'image. Ramener la confiance constitue en effet une priorité pour stabiliser les activités de gestion de fortune d'UBS, dernier pilier de la banque.

Reste qu'UBS doit poursuivre le travail de titan de réduire la taille de son bilan, ramené de 2500 milliards en 2007 à 2000 milliards de francs actuellement. En outre, ses positions à risque, qui totalisaient encore plus de 50 milliards de dollars à fin juin, ne lui permettent pas encore de baisser la garde.