La proposition de Robert Shiller ouvre une nouvelle dimension d'investissements aux capital-risqueurs. Ils pourront acheter des portefeuilles de «start-up» composés de savoir pur, ceux d'étudiants sur le point de commencer

leur formation dans des domaines très pointus. Ce type de contrat donne une valeur nouvelle à la connaissance en devenir: un rêve pour les venture-capitalistes. En choisissant d'investir dans ce domaine, leurs placements ne seront pas encombrés d'infrastructures intenses en capital, comme des instruments de laboratoires ou des ordinateurs, investissements qui offrent des rendements totaux moins élevés, propres aux objets physiques coûteux qui se démodent vite.

Mais ce type de contrats devra être encadré: il ne faut pas que les engagements pris par les étudiants débouchent sur une forme d'esclavage financier pour détenir un savoir de haute valeur.